Démarches environnementales

nettoyons la nature 2 environnement demarches environnementales.jpgDans les années 1960 la normalité en matière d’espaces verts était l’homogénéité, la propreté, la régularité et l’ordre. Il y avait une généralisation de l’emploi de la tondeuse, des recherches pour l’amélioration génétique des plantes, l’utilisation de produits phytosanitaires, d’engrais, et un cloisonnement de la connaissance biologique. Puis dans les années 1970 il y a eu une prise de conscience de l’érosion de la biodiversité. Les communes ont commencé à prendre en compte la sensibilité écologique, ainsi que les incidences sur la faune et la flore pour l’entretien des espaces verts. Il y a donc eu une redéfinition des priorités de gestion de ces espaces naturels. Cependant la notion de gestion différenciée est apparue tardivement, elle est née lors du Colloque de Strasbourg en 1994. Ce Colloque était un rassemblement d’idées et d’expériences en matière de gestion écologique des espaces verts.

Donc, dans un but de gestion durable et depuis 2008, la ville de Marly s’est orientée vers la gestion durable de ses espaces verts. La gestion durable, ou autrement appelée gestion différenciée, est l’intégration de l’ensemble de la complexité de son territoire dans la gestion des espaces, à savoir :
- la complexité écologique : valorisation des différents biotopes existants et préservation des milieux fragiles.
- la complexité culturelle : prise en compte de l’historique de chaque espace et de sa vocation.
- la complexité technique : adaptation à un nouveau type d’entretien, réorganisation du travail.
- la complexité économique : investissement dans des matériels adaptés à un entretien plus écologique.
- la complexité sociale : attentes des habitants, sensibilité à une gestion plus naturelle des espaces urbains, acceptation de la flore spontanée.
   

Dès l’automne 2014, un programme va être élaboré pour entamer une vraie démarche pour la réalisation de cette gestion différenciée qui s’établira en plusieurs étapes.
    

L’étude consiste, dans un premier temps, à évaluer l’état initial des espaces naturels, leurs usages et les pratiques d’entretien (définition de l’usage des espaces verts, diagnostic des pratiques d’entretien, identification des moyens disponibles etc). Puis il faut classer ces espaces selon leur potentiel d’évolution écologique et selon leur priorité d’entretien.
    

Par la suite il faut réaliser un plan de gestion des espaces verts et naturels, prenant en compte tous les critères précédents, et former les agents (tous nos agents ont suivi des formations spécifiques en 2011). Pour finir il faut faire une grande campagne de communication auprès des élus et de la population.
    

Marly sera entretenu en fonction de la classification des espaces, à savoir les zones de « prestige », « structurante », « accompagnement » ou « naturelle » : La gestion différenciée se répartie en plusieurs espaces, plusieurs classes.
1-    La zone « Prestige », zone fleurie et très structurée, son entretien et sa propreté sont impeccables, sa tonte et sa taille sont régulières, très horticole.
2-    La zone « Structurée » près des quartiers résidentiels, l’entretien, la taille, et la tonte y sont réguliers, la fréquentation y est moyenne.
3-    La zone « Accompagnement » est encore plus éloignée du centre ville, c’est un lieu qui a pour caractéristique principale de respecter la nature existante, et de favoriser la biodiversité, tout en assurant la sécurité des usagers. De légers travaux d’entretien y sont fait.
4-    La zone « Naturelle », classe la plus éloignée du centre ville, elle se situe près des berges de la Seille, haut lieu de la biodiversité.

Par conséquent, grâce à la gestion durable, la ville de Marly est passée de l’utilisation de pesticides à l’utilisation de techniques alternatives, d’un milieu aseptisé à la biodiversité, d’une nature domestiquée à une nature valorisée, et d’un entretien régulier à un entretien adapté. 2012 fut l’année novatrice en matière de gestion des tontes. Enfin, selon une étude Unep-Ipsos de 2013, pour 90% des français le vert est un élément essentiel de la vie quotidienne.
    

Mais Marly ne s’oriente pas seulement dans la gestion différenciée, la commune a aussi comme but d’améliorer le cadre de vie de tous les marliens. Pour ce faire il y a eu l’aménagement paysager de la rue Croix Saint Joseph réalisé en 2011, puis étendu vers le Centre Socio Culturel La Louvière en juillet 2012, et l’aménagement des espaces verts de la Luette en 2013. La municipalité a aussi créé un espace japonisant au carrefour de la Louvière en partenariat avec le club Bonsaï de Marly.
Depuis plusieurs année, le service technique en charge de l’environnement réaménage complètement les aires de jeux, comme par exemple celle place De Gaulle en 2010, l’aire de jeux du parc du Pré Joli en 2011 et 2013, le skate parc et les deux city stades en 2012, le parc des aventuriers et l’espace ludique Savorgnan de Brazza, et dès aout 2014 l’aire de jeux de l’école maternelle Henrion et de la Luette. Le parcours pédagogique des bords de Seille, qui avait été complètement vandalisé en 2008, a été réhabilité en 2010. Il a été reconstitué d’après les fiches créées par les enfants du périscolaire, en fonction de la faune et de la flore existantes.
Depuis son arrivée en 2008 l’équipe municipale a aussi procédé aux enfouissements des réseaux de la Croix St Joseph, l’Entre deux murs, la rue du Larré, l’impasse de la luette, et la rue de Metz. Les pistes cyclables ont été reliées entre le centre ville et la route de Metz grâce à la construction de la passerelle en 2013, et une piste cyclable à double sens a été construite aux abords du collège de la Louvière en 2012. La volonté de la Municipalité est aussi de fleurir toute l'année. En plus des fleurissements traditionnels de printemps, d'été, et d'automne avec les chrysanthèmes, Marly parie depuis 2 ans sur le fleurissement durable.
    

La municipalité a pour volonté d’améliorer le cadre de vie des marliens, mais aussi celui de la faune et de la flore de Marly. En partenariat avec la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) la ville a créé en 2009 le Parc aux oiseaux. C’est un petit espace boisé naturel rue des Violettes dans lequel ont été installé des nichoirs construits par les enfants du périscolaire. Puis ce parc a été complété d’un sentier pédagogique ornithologique en 2010, comme aux bords de la Seille. En juin 2012 la municipalité a installé un hôtel à insectes que les enfants du centre aéré vont remplir chaque été, ainsi qu’une cabane à hérisson. En automne 2012 un hôtel à hirondelles a été construit sur les bords de Seille. Puis en 2013 des ruches ont été installées dans le Parc aux oiseaux pour compléter l’action écologique de la municipalité dans les prairies de la Seille. Ces espaces ont pour but de favoriser la présence et la diversité des espèces animales et végétales locales. L’arboretum, créé en 1994, a été agrandi en 2011. C’est un lieu de découvertes, lui aussi doté d’un hôtel à insectes et d’une cabane à hérissons.
    

Pour finir, la ville de Marly s’engage et soutient les actions en faveur de l’environnement. Deux fois par an le Conseil Municipal des Enfants (CME) participe à l’opération Nettoyons la nature diligentée par les magasins Leclerc. Marly subventionne aussi des manifestations environnementales, par exemple en juin 2012 la municipalité participait à la Semaine de l’Océan qui avait pour thème la sauvegarde de l’eau. Marly organise aussi des concours. Tous les ans la mairie organise le concours des maisons fleuries en été, et le concours des maisons illuminées en hiver. Un jury, composé de volontaires marliens et de photographes, sous l’égide de l’adjointe à l’environnement, sillonne les rues de Marly pour repérer les plus belles compositions. En 2014, ces concours évoluent avec la mise en place d’inscriptions personnelles auprès du service communication de la ville.

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